(Source : Wikipédia) Né le 8 décembre 1767 à Ganges (Hérault) et mort à Paris, le 27 mars 1825.
Protestant cévenol, de la même famille que Jean Fabre (de Nîmes). Fils d'un riche fabricant de bas de soie venu
commercer à Paris, il s'intéresse très tôt à la musique et aux belles-lettres. Patriote en 1789, il fera jouer
plusieurs pièces révolutionnaires, puis renoncera à la politique en 1791. Après la faillite de la maison familiale,
Fabre d'Olivet tentera de vivre de sa plume en fondant plusieurs journaux (L'invisible, Le Palladium de la Constitution).
Il publiera un roman et plusieurs œuvres musicales.
Il débute par des pièces mêlées de chansons :
Le Génie de la nation (1789) ;
Le Quatorze juillet (1790) ;
Le Miroir de la vérité (1791).
Il écrit ensuite :
un opéra révolutionnaire : Toulon soumis (1794) ;
un drame philosophique, Le Sage de l'Indostan (1796).
une traduction d'un ancien manuscrit provençal, Azalaïs et le gentil Aimar(Edition: Maradan, Paris, 1799, 3 volumes)
inscrit au Catalogue de la Bibliothèque du Château d'Oron)
S'intéressant de plus en plus à la théosophie et à la philologie, il prépare La Langue hébraïque restituée » 1816
et travaille sur « La Musique expliquée ».
Fabre d'Olivet prétendait avoir retrouvé le vrai sens de la langue hébraïque, qui était, disait-il, restée ignoré
jusqu'à lui. Dans son ouvrage clef,
"La Langue hébraïque restituée", il reprend le cours historique du peuple hébreu
et détaille la fracture linguistique de ce peuple suite à l'exode après la chute de Jérusalem. Fabre d'Olivet estime
qu'à la suite de l'exode, l'esprit de la langue hébraïque a été perdu, sauf chez les
"Esséniens" qui auraient gardé la compréhension orale des racines hébraïques. Il reprend dès lors à partir de zéro l'ensemble
de la grammaire hébraïque ainsi que l'étude des racines hébraïques en faisant un effort de systématisation digne d'un
génie.
Bien que ce livre non orthodoxe ne soit pas considéré comme une référence dans les études sur la langue hébraïque
biblique, il reste néanmoins qu'il est une pièce maîtresse de l'ésotérisme occidental de ces deux derniers siècles.
On peut noter que ce livre ardu à plus d'un titre fait preuve d'une remarquable endurance, à preuve, sa réédition en
1991.
La préoccupation de Fabre d'Olivet pour l'étude de la musique l'amènera aussi à approfondir sa conception de l'ouïe
allant jusqu'à prétendre pouvoir guérir des sourds-muets par une méthode secrète. Un cas clinique a été publié à ce
sujet, la [Guérison de Rodr. Grivel, 1811).
À la fin de sa vie, il fondera un culte nouveau,
"le culte théodoxique". Deux importants ouvrages paraîtront à cette
époque :
L'Histoire philosophique du genre humain et La
Théodoxie universelle. L'Histoire philosophique du genre humain
est un essai de reconstitution de l'évolution de la pensée humaine à partir de déterminants significatifs selon
Fabre d'Olivet. Il tente de mettre en exergue différentes phases récurrentes dans le devenir humain sur la très
longue durée, phases qui alternent notamment des périodes dominées par la Nécessité ou la Providence.
Il écrira aussi une traduction des
Vers dorés de Pythagore, accompagnée de commentaires sur l'initiation pythagoricienne.
Les Vers dorés ont été publiés en "feuilleton" dans
la revue Le voile d'Isis, organe hebdomadaire
du Groupe Indépendant d'Études Ésotériques de Paris, dirigé par
"Papus", du numéro 15 (25 février 1891) au numéro 30 (9 septembre 1891).
En effet, le Dr. Gérard Encausse, dit Papus, fut très influencé par la pensée de Fabre d'Olivet à l'instar de
nombreux d'occultistes, parmi lesquels citons
"Eliphas Lévi".
Antoine Fabre d'Olivet mourra foudroyé d'un arrêt brutal de la circulation cérébrale (attaque d'apoplexie).
Il est enterré dans le
"cimetière du Père-Lachaise à Paris" (10ème division). Sa tombe est surmontée d'une colonne
brisée.
Auteur de :
"Histoire philosophique du genre humain"
"La Langue hébraïque restituée"
"Les Vers dorés de Pythagore expliqués"
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