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Paraboles spirites

1 - L'Enfant et le Ruisseau - 11 novembre 1859. (Méd. M. Did...) - (Revue Spirite décembre 1859)

2 - Les trois Aveugles - 7 octobre 1859. (Méd. M. Did...) - (Revue Spirite décembre 1859)

3 - Parabole. (Société, 9 décembre 1859. Méd. M. Roze.) - Revue Spirite d'avril 1860

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L'Enfant et le Ruisseau - 11 novembre 1859. (Méd. M. Did...) - (Revue Spirite décembre 1859)

Un jour, un petit enfant arriva auprès d'un ruisseau assez rapide qui avait presque l'impétuosité d'un torrent ; l'eau s'élançait d'une colline voisine, et grossissait à mesure qu'elle s'avançait dans la plaine. L'enfant se prit à examiner le torrent, puis ramassa toutes sortes de pierres qu'il prenait dans ses petits bras ; il résolut de construire une digue ; présomption aveugle ! Malgré tous ses efforts et sa petite colère, il ne put y parvenir. Réfléchissant alors plus sérieusement, s'il faut employer ce mot pour un enfant, il monta plus haut, abandonna sa première tentative, et voulut faire sa digue près de la source même du ruisseau ; mais hélas ! ses efforts furent encore impuissants ; il fut découragé et s'en alla en pleurant. Encore était-on dans la belle saison, et le ruisseau n'était pas trop rapide en comparaison de ce qu'il était en hiver ; il s'accrut, et l'enfant vit ses progrès ; l'eau, en grondant s'élançait avec plus de fureur, renversant tout sur son passage, et le malheureux enfant lui-même eût été emporté, s'il avait osé s'en approcher comme la première fois.

O homme faible ! enfant ! toi qui veux élever un rempart, un obstacle insurmontable à la marche de la vérité, tu n'es pas plus fort que cet enfant, et ta petite volonté pas plus forte que ses petits bras ; quand bien même tu voudrais l'atteindre dans sa source, la vérité, sois-en sûr, t'entraînera infailliblement.

BASILE.



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Les trois Aveugles - 7 octobre 1859. (Méd. M. Did...) - (Revue Spirite décembre 1859)

Un homme riche et généreux, ce qui est rare, rencontra sur sa route trois malheureux aveugles épuisés de faim et de fatigue ; il leur présenta à chacun une pièce d'or. Le premier, aveugle de naissance, aigri par la misère, n'ouvrit même pas la main ; il n'avait jamais vu, disait-il, qu'on eût offert de l'or à un mendiant : la chose était impossible. Le second tendit machinalement la main, mais rejeta aussitôt l'offrande qu'on lui faisait ; comme son ami il la considérait comme une illusion ou l'oeuvre d'un mauvais plaisant : en un mot, selon lui, la pièce était fausse. Le troisième, au contraire, plein de foi en Dieu et d'intelligence, en qui la finesse du tact avait en partie remplacé le sens qui lui manquait, prit la pièce, la palpa, et se levant, en bénissant son bienfaiteur, partit vers la ville voisine pour se procurer ce qui manquait à son existence.

Les hommes sont les aveugles ; le Spiritisme est l'or ; jugez de l'arbre par ses fruits.

LUC.



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Parabole. (Société, 9 décembre 1859. Méd. M. Roze.) - Revue Spirite d'avril 1860

Un vieux navire, à sa dernière traversée, fut assailli par une tempête terrible. Il portait, outre une grande quantité de passagers, une foule de marchandises étrangères à leur destination, qu'y avaient accumulées l'avarice et la cupidité de ses patrons. - Le péril était imminent ; le plus grand désordre régnait à bord ; les chefs refusaient de jeter leur cargaison à la mer ; leurs ordres étaient méconnus ; ils avaient perdu la confiance de l'équipage et des passagers. Il fallait songer à abandonner le navire ; on mit trois embarcations à la mer ; dans la première et la plus grande se précipitèrent étourdiment les plus impatients et les plus inexpérimentés qui se hâtèrent de faire force de rames vers la lumière qu'ils avaient aperçue au loin sur la côte. Ils tombèrent entre les mains d'une horde de naufrageurs qui les dépouillèrent des objets précieux qu'ils avaient rassemblés à la hâte, et les maltraitèrent sans pitié.

Les seconds, plus clairvoyants, surent distinguer un phare libérateur au milieu des lumières trompeuses qui s'allumaient à l'horizon, et, confiants, abandonnèrent leur barque au caprice des flots ; ils allèrent se briser sur les récifs, au pied même du phare qu'ils n'avaient point quitté des yeux, et furent d'autant plus sensibles à leur ruine et à la perte de leurs biens qu'ils avaient entrevu le salut.

Les troisièmes, peu nombreux, mais sages et prudents, guidèrent avec soin leur frêle esquif au milieu des écueils et abordèrent corps et biens sans autre mal que la fatigue du voyage.

Ne vous contentez donc pas de vous mettre en garde contre les feux des naufrageurs, contre les mauvais Esprits ; mais sachez aussi éviter la faute des voyageurs indolents qui perdirent leurs biens et firent naufrage au port. Sachez guider votre barque au milieu des écueils des passions, et vous aborderez heureusement au port de la vie éternelle, riches des vertus que vous aurez acquises dans vos voyages.

SAINT VINCENT DE PAUL.



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